A nous deux, Paris !
Un manga hilarant sur les parisiens, par le Japonais J.P. Nishi, collaborateur de ce site
A nous deux, Paris !

| Traduit par Corinne Quentin 192 pages / 14,50 € / ISBN : 2.8097.0341.2 |
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Il est l’auteur d’une série sur la vie (pas facile) d’un Japonais dans la capitale française, initialement publiée dans un magazine de manga féminin (Office you), puis en recueils (Paris no mayoikata, Paris aishiteruze traduit sous le titre A nous deux Paris !). De nouveaux épisodes (Japan Expo 2010-2011, Salon du Livre 2012, été à Marseille, etc...), résultats de plusieurs autres brèves visites en France, sont en préparation, à paraître durant l'été 2012. Parallèlement, Jean-Paul Nishi illustre chaque semaine de façon personnelle et décalée la chronique socio-technologique « Live Japon » publiée sur le site Clubic.com et en partie sur ce blog.
Pour en savoir plus:
Portrait de J.P. Nishi http://blogs.afp.com/cross-culture/?tag/Manga
Longue interview de J.P. Nishi, réalisée en mars 2012 http://www.journaldujapon.com/2012/04/rencontre-avec-jp-nishi.html
Critique du manga "A nous deux Paris !" http://www.journaldujapon.com/2012/04/a-nous-deux-paris-lanti-rastignac-japonais.html
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Live Japon: ertsatz d'humains
Chronique hebdomadaire réalisée avec le mangaka japonais J.P. NISHI
Les liens humains se distendent, le nombre de personnes esseulées croît, les couples ne font plus assez d'enfants: la société japonaise est traversée de maux sociaux que d'aucuns, chercheurs et ingénieurs en premier lieu, imaginent résoudre grâce à des technologies inusitées, dont les robots androïdes ou autres représentations pseudo-humaines.
Voilà qui laisse un tantinet perplexe J.P. Nishi, personnage créé par le mangaka éponyme nippon qui, au passage, vient de publier en France un manga intitulé "A nous deux, Paris !" où il dessine ce jeune Japonais paumé dans la capitale française et aussi mal à l'aise devant les Parisiens imprévisibles et incorrigibles que devant le robot "Télénoïd" rencontré cette fin de semaine à Tokyo.
Il se nomme Hiroshi Ishiguro, un nom somme toute assez commun au Japon, mais le personnage, lui, ne l'est pas. Profession: roboticien. Spécialité: créateur de robots androïdes. Objectif de ses recherches: comprendre ce qu'est l'homme. L'ombre de M. Ishiguro, professeur de l'université d'Osaka, est présente derrière la plupart des humanoïdes développés au Japon, à commencer par son propre clone, Geminoïd, ou celui d'une femme, Geminoïd F. Dernièrement, M. Ishiguro a encore fait parler de lui en présentant une nouvelle créature qui diffère un peu de ses projets antérieurs mais procède néanmoins de la même logique. Il s'agit, en l'occurrence, non pas d'un robot, mais d'une silhouette semi-humaine rembourrée, couverte de tissu coloré, souple, de la taille d'un enfant d'un an environ. Baptisé "Hugvie", cet objet (une sorte de traversin ou coussin androïde) a pour vocation de rendre la communication interpersonnelle distante plus tangible, plus sensuelle. Explications: Hugvie est équipé de vibreurs et d'une pochette dans la tête, prévue pour accueillir un téléphone portable. Chacun des deux interlocuteurs distants munis d'un Hugvie glisse son mobile dedans et converse en tripotant l'objet, lequel vibre en fonction des impulsions sonores (volume et hauteur de la voix). A l'avenir, il est prévu de doter Hugvie de capteurs de sorte que les actions effectuées sur l'un des deux Hugvie soient transmises à celui situé à distance pour que l'interlocuteur puisse les percevoir.
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Sony: l'ami Kaz contre-attaque
Chronique hebdomadaire "Live Japon" sur Clubic.com avec le mangaka JP Nishi
Ce quinquagénaire, auréolé de réussites dans ses précédentes fonctions dans la hiérarchie du groupe, s'est donné pour mission de vaincre la concurrence, de « redresser Sony », une société qui se sent humiliée d'être concurrencée par le groupe américain Apple et très nettement distancée par son pire rival asiatique, le sud-coréen Samsung Electronics.
A en croire le mangaka J.P. Nishi, le combat de Kaz n'est pas gagné d'avance, car tout dépendra des clients...
Le 1er février dernier, Sony annonçait la nomination de son numéro deux alors, Kazuo Hirai, au poste de PDG à la place de son patron américain Howard Stringer. Effective depuis le début de ce mois avril, cette promotion attendue d'un Nippon mâtiné de culture américaine s'est faite sur proposition de M. Stringer, même si d'aucuns jugent que le départ de ce dernier a été accéléré par la période de fortes turbulences que traverse Sony.
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Tokyo Sky Tree, érigée pour durer
Chronique hebdomadaire "Live Japon" sur Clubic.com avec le mangaka JP Nishi
Comme le papa du garçonnet dans le manga de J.P. Nishi, les Japonais ne sont pas peu fiers de cette érection monumentale.
Oui, les images sont impressionnantes, mais non, il n'est pas plus risqué de se trouver là-haut que dans une maison de bois au raz du sol si le terrible séisme redouté à Tokyo se produit. Selon ses concepteurs, la Sky Tree est construite pour rester debout même en cas de très violent séisme à ses pieds, un risque d'autant plus important que depuis les secousses de magnitude 9,0 survenu le 11 mars 2011 au large des côtes nord-est du Japon, la capitale a été ébranlée par une moyenne d'environ 1,5 tremblement de terre chaque jour, cinq fois plus qu'auparavant.
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Continuer à travailler dans l'archipel des séismes
Chronique hebdomadaire "Live Japon" sur Clubic.com avec le mangaka JP Nishi
Archipel des séismes qui enregistre chaque année plus de 20% des plus violentes secousses telluriques recensées sur Terre, le Japon, au confluent de quatre plaques tectoniques, est un des pays les mieux préparés aux furies de dame nature. Las, les puissantes trépidations du 11 mars 2011 et le tsunami qui s'ensuivit ont tué plus de 19 000 personnes et mis en péril de très nombreuses entreprises qui ont dû suspendre leurs activités pendant plusieurs jours, semaines ou mois, ou qui ont tout bonnement mis la clef sous la porte. Les constructions des villes nippones sont certes bardées de technologies parasismiques, mais les sociétés elles-mêmes et leurs salariés ne sont pas pour autant prêts à encaisser une catastrophe, ne disposant pas de "plan de continuité ou reprise d'activité".
La tragédie qui s'est produite il y a tout juste un an dans le nord-est du Japon a fait prendre conscience de cette lacune, tout comme elle a rappelé aux hommes et femmes nippons l'importance des relations humaines en cas de coup dur (lire le manga du dessinateur japonais J.P. Nishi, un des invités officiels du Salon du Livre de Paris la semaine prochaine, en hommage à la population nippone meurtrie).
Seulement 32 % des entreprises du Japon ayant répondu à une enquête mondiale du groupe de location de bureaux Regus ont préparé un plan de relocalisation partielle de leurs activités dans les 24 heures, en cas de tremblement de terre massif ou autre sinistre, tandis que la moyenne mondiale serait de 45%. Pour près de la moitié, des 320 chefs de firmes ayant participé à cette étude effectuée fin 2011, soit plusieurs mois après le drame du 11 mars, la préparation à l'avance d'un site secondaire, de systèmes informatiques de secours et autres moyens employant notamment les technologies de l'information, est une opération trop coûteuse.
La suite sur Clubic.com : Live Japon : continuer à vivre et travailler dans l'archipel des séismes http://www.clubic.com/humour-informatique-geek/live-japon/actualite-481112-live-japon-continuer-vivre-travailler-archipel-seismes.html#14770800#ixzz1oniPEGtE
Informatique et high tech
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De l'importance vitale des réseaux de télécommunications mobiles
Chronique hebdomadaire "Live Japon" sur Clubic.com, avec le mangaka Nishi
Néanmoins, doit-on saluer la célérité avec laquelle les entreprises nippones se sont rétablies et ont remis sur pied les "lignes de vie", à commencer par les réseaux de télécommunications durement mis à mal. Cette tragique expérience a en outre conduit les opérateurs, dont NTT Docomo, à renforcer leurs moyens pour limiter encore les conséquences en cas de nouvelle catastrophe, car comme le montre et déplore le mangaka japonais J.P. Nishi, il ne faut pas compter sur les pigeons voyageurs pour sauver la population...
Environ 600 millions d'euros: tel est le montant des pertes subies par le premier groupe de télécommunications fixes et mobiles japonais NTT à cause du désastre du 11 mars 2011 au Japon. Les investissements requis pour remettre vite en état ses installations fixes et mobiles ont pour leur par coûté 500 millions d'euros. Les infrastructures terrestres de différentes filiales de NTT ont été durement endommagées dans les préfectures dévastées du nord-est (Miyagi, Iwate, Fukushima) mettant hors service durant plusieurs semaines les réseaux cellulaires et rendant impossibles les appels téléphoniques ou l'accès à internet dans de nombreuses localités.
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Quand les réseaux mobiles font "panku"
Chronique hebdomadaire "Live Japon" sur Clubic.com, avec le mangaka Nishi
Ces incidents, fortement médiatisés, poussent les autorités à vouloir prouver leur intransigeance. Quant aux abonnés, ils sont plus ou moins affectés, comme le montre le mangaka japonais Taku Nishimura (alias Jean-Paul Nishi).
« Nous présentons toutes nos excuses pour les problèmes survenus sur notre réseau » : se prosternant longuement devant les caméras il y a quelques semaines, un responsable de NTT Docomo expliquait lors d'une conférence de presse pour quelles raisons, la veille, une partie de ses abonnés avaient reçu des e-mails qui ne leur étaient pas destinés. Le cafouillage était apparemment dû à un sous-dimensionnement des serveurs gérant les courriels, ce qui a provoqué des erreurs de conversion d'adresses. Au Japon, ce genre de pépin fait la une des médias. La NHK a glosé sur le sujet durant dix minutes dans son journal d'une demi-heure de fin de journée, schémas pédagogiques et interviews d'experts à l'appui.
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Le made in Japan en Asie
Chronique hebdomadaire "Live Japon" sur Clubic.com, avec le mangaka Nishi
Fut un temps, dans les années 1960-1970 où, aux yeux des Européens, l'étiquette "made in Japan" signifiait "camelote". Dans la décennie 1980 et la suivante, Walkman ou TV Trinitron Sony aidant, elle a pris la tournure de "produit avant-gardiste, fiable, de qualité". Depuis le début du XXIe siècle, tout en gardant par certains côtés cette réputation, la production "made in Japan" s'est aussi vue accoler en Europe le qualificatif de "trop cher", notamment en France, en comparaison avec des produits sud-coréens. Désormais, comme l'illustre avec brio le mangaka japonais J.P. Nishi, l'engouement des européens se dirige vers d'autres "productions japonaises" : le manga, les "maid" ( servantes volontairement serviles de cafés), le cosplay (déguisement), l'anime, ... un mouvement que ne saisissent pas toujours les hommes politiques !
Selon une étude comparative conduite courant 2011 dans 14 villes asiatiques par le groupe publicitaire nippon Hakuhodo qui vient d'en publier les résultats, les voisins asiatiques des Nippons portent une appréciation plutôt très positive sur les produits venant de l'archipel. Alors que les Français ont par exemple de plus en plus tendance à se tourner vers les mastodontes sud-coréens Samsung ou LG Electronics pour les téléphones portables, TV et autres produits audiovisuels, les Asiatiques, eux, n'hésitent pas à opter pour des marques nippones au détriment des estampilles américaines, européennes, sud-coréennes ou chinoises.
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